Analyse de l offre : la méthode pratique pour cartographier la concurrence

analyse de l offre

Le matin où la première commande d’une boutique en ligne arrive, le regard se tourne presque instinctivement vers la concurrence. Comprendre qui fait quoi, comment et à quel prix est indispensable pour prendre des décisions éclairées. Cartographier la concurrence ne doit pas être un exercice théorique qui traîne pendant des semaines : on peut obtenir une cartographie utile en quelques heures, à condition de fixer un périmètre clair et de suivre une méthode simple et traçable.

1. Définir un périmètre opérationnel

Avant toute collecte, formuler la phrase opérationnelle qui résume l’offre à analyser. Cette phrase doit tenir en une ligne et préciser le produit/service, le public cible et la proposition de valeur. Exemple : « Chaussures de running techniques pour coureurs urbains cherchant amorti et design, vente en ligne pour la France métropolitaine ».

Ensuite, préciser la zone géographique (pays, régions), l’horizon temporel (les 12 derniers mois, lancement récent) et les paramètres exclusifs (par ex. on ignore les ventes B2B). Cette discipline évite les comparaisons hors sujet et rend le benchmark actionnable.

Choisir 3 à 5 segments prioritaires

En fonction de la phrase opérationnelle, sélectionnez 3 à 5 segments consommateurs ou catégories produit à analyser en priorité (ex. entrée de gamme, milieu de gamme, premium ; vente directe vs marketplaces ; offre éco-responsable). Chaque choix doit reposer sur une hypothèse de marché explicite (croissance, marge, volume).

2. Recenser les concurrents et sourcer les données

Le recensement combine outils gratuits et payants pour fiabiliser la liste d’acteurs. Méthode recommandée :

  • Recherche Google pour mots-clés principaux et variantes.
  • Analyse des avis clients sur plateformes (Trustpilot, Google Reviews, App Store).
  • Vérification des canaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn) pour évaluer communication et communauté.
  • Utilisation de Google Trends et d’outils SEM (Ahrefs, SEMrush) pour estimer visibilité et trafic.
  • Sources institutionnelles et bases de données publiques pour chiffres (INSEE, registres de commerce) si nécessaire.

Documentez systématiquement la date et la source pour chaque entrée afin de garder une traçabilité. Notez aussi le contexte : promotions observées, ruptures de stock, mentions presse récentes.

3. Construire un tableau de comparaison simple

Pour rendre la comparaison exploitable en réunion, utilisez une grille de critères standardisée : gamme produits, politique prix, canaux de vente, expérience utilisateur site/app, service client, logistique/retours, communication et avis clients. Attribuez une note de 1 à 5 pour chaque critère afin d’homogénéiser les évaluations.

Modèle de tableau de benchmarking compact
Critère Concurrent A Concurrent B Concurrent C Remarque
Gamme produits 4 3 2 Présence d’une offre premium chez A
Politique prix Moyen Bas Haut Promotions fréquentes chez B
Canaux de vente Online + retail Online only Retail local Couverture géographique variable

Gardez le tableau compact : il servira de source pour la SWOT et la matrice de positionnement. Les notes doivent être accompagnées d’observations courtes et datées pour maintenir la robustesse des conclusions.

4. Synthèse : SWOT et matrice de positionnement

Transformer le recensement en synthèse exige des choix de pondération simples et transparents. Produisez une page d’ouverture qui rappelle la phrase opérationnelle, le périmètre et les hypothèses. Ensuite, rédigez une SWOT concise accompagnée d’exemples concrets tirés des sources.

Exemple de synthèse SWOT condensée
Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Réputation locale forte Gamme limitée Croissance du canal e-commerce Arrivée d’un acteur low cost

La matrice de positionnement (prix vs qualité, spécialisation vs généraliste, etc.) aide à visualiser les espaces libres et les zones saturées. Gardez la matrice simple et centrée sur les attributs qui importent pour votre stratégie.

5. Livrable opérationnel et recommandations

Le livrable idéal contient :

  • La phrase opérationnelle qui délimite l’offre.
  • La liste datée des concurrents avec sources pour chaque entrée.
  • Un tableau de notation 1 à 5 pour chaque critère.
  • Une synthèse SWOT d’une page avec preuves et liens de source.
  • Une matrice de positionnement et trois recommandations prioritaires.
  • Un fichier Excel prêt à être partagé et une checklist PDF pour la restitution.

Les recommandations doivent être concrètes et testerables : par exemple, lancer un pilote de promotion canal X pendant 6 semaines, tester une option de livraison gratuite au-dessus d’un seuil, ou expérimenter une offre premium limitée. Chaque recommandation doit inclure un indicateur de succès et un horizon temporel.

Checklist de restitution rapide

  • 1 page d’ouverture : périmètre et hypothèses.
  • Tableau des concurrents daté et sourcé.
  • SWOT synthétique avec preuves.
  • Matrice positionnement.
  • 3 recommandations actionnables + KPI et pilote.

La prochaine étape consiste à choisir la priorité stratégique : croissance de parts de marché, amélioration de marge ou extension géographique. Indiquez votre priorité et je transformerai la cartographie en plan d’attaque détaillé et en templates exploitables (Excel, checklist, slide d’une page).

Doutes et réponses

Comment faire l’analyse de l’offre ?

Quand on s’attaque à l’analyse de l’offre, commencez par cartographier les concurrents présents sur le marché, leurs produits et services, et la façon dont ils communiquent auprès des consommateurs. Observez les positions, les prix, les canaux, et notez comment ils se différencient les uns des autres, parfois subtilement. C’est une étape d’une Etude de marché par étapes, secteur, offre, demande, où l’on croise données qualitatives et quantitatives. Pensez interviews terrain, mystery shopping, snapshots de sites web. Partagez les enseignements en équipe, assumez les zones d’incertitude, et transformez la veille en plan d’action concret. Testez, ajustez, répétez, célébrez petits succès souvent.

Quels sont les 4 types d’analyse marketing ?

L’analyse marketing se décline en quatre types, descriptive, diagnostique, prédictive et prescriptive, chacun utile à sa manière. La descriptive raconte ce qui s’est passé, chiffres en main. La diagnostique cherche pourquoi, parfois à coups d’enquêtes et d’observations. La prédictive anticipe, elle propose des scénarios pour préparer demain. La prescriptive, elle, recommande des actions concrètes pour passer à l’exécution. Ensemble elles transforment des données brutes en décisions opérables, c’est un peu la boîte à outils du marketeur. Testez-les en combiné, acceptez les erreurs d’interprétation, et adaptez vos plans selon les retours terrain. Partagez les enseignements, formez l’équipe, gagnez en agilité rapidement.

Quelles sont les 4 étapes de l’étude de marché ?

Une étude de marché commence par définir son marché, ses contours, son secteur d’activité, parfois avec une carte mentale. Ensuite on analyse la demande, profils clients, besoins, taille et tendances, interviews et sondages à la clé. Troisième étape, l’analyse de l’offre, on liste concurrents, produits et services, stratégies de prix et communication. Quatrième étape, l’analyse de l’environnement, réglementation, forces macroéconomiques, technologies. On fait des allers-retours, pas une to-do linéaire. L’idée, c’est d’aboutir à un plan d’action pragmatique, testé sur un petit périmètre, pour corriger vite et monter en compétences collectif. Partagez les résultats, impliquez l’équipe, et passez à l’exécution ensemble.

Pourquoi faire une analyse de l’offre ?

Faire une analyse de l’offre, ce n’est pas juste trier des dossiers, c’est structurer la décision. Le rapport d’analyse des offres apporte des critères objectifs, transparence et traçabilité, utile lors de la sélection des soumissionnaires. Il met en lumière forces et faiblesses, risques et opportunités, et évite les choix basés sur des préférences personnelles. En interne, il facilite la discussion d’équipe, aligne le cahier des charges et justifie les arbitrages. En externe, il envoie un signal clair au marché. Bref, c’est une démarche pragmatique qui réduit le risque et accélère la mise en œuvre, et permet d’apprendre pour mieux décider.